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Participation Citoyenne & Développement Local

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Participation Citoyenne & Développement Local Aucun expert, fût-il le plus doué, ne peut imaginer le développement d’un pays, d’une nation, d’une localité ou d’une communauté dont il ne fait partie, à la place des citoyens eux-mêmes. Nos états s’éternisent dans des démarches politiciennes, à faire appel à des compétences extérieures en reléguant au second plan l’expertise nationale.

Les experts étrangers souvent moins compétents que ceux trouvés sur place, sont dans la plupart des cas surpayés. L’octroi de marchés est devenu le moyen systématique d’acheter les consciences influentes et d’asseoir une nouvelle caste acquise aux intérêts étrangers de toute sorte des poignets de dollars et quelques missions juteuses.

Ce système pernicieux, instituée dans nos nations par différents bailleurs dont les anciennes puissances coloniales a fini par développer la corruption d’une bonne frange des cadres et intellectuels africains. C’est ce qui empêche en grande partie notre pays d’acquérir le savoir-faire indispensable à la maîtrise de questions cruciales pour notre destin !

Le développement de nos nations ne peut se faire sans la valorisation de la culture, de la compétence, de l’expertise et des savoirs et savoir-faire locaux. Cet article que je vous propose aujourd’hui traite de l’impulsion de la dynamique endogène de développement local sous trois angles : la formation de qualité, la participation citoyenne et le développement participatif.

Former et non Conformer

L’école a un rôle essentiel de formation du citoyen, de consolidation de la nation, d’affirmation de notre culture et de nos valeurs. Elle a pour mission centrale de former les sénégalais chargés de porter le développement économique, social et culturel du Sénégal, d’assurer l’intégration de notre pays dans le concert des nations et d’affirmer le leadership de notre pays en Afrique de l’Ouest, en Afrique et dans le Monde. (Mary Teuw Niane)

Le véritable rôle de l’école comme nous l’apprend Henri Fauré est d’:

aider l’homme à s’intégrer au milieu qui est le sien, sans jamais se laisser complétement absorber, lui permettre de garder intacte sa liberté de jugement et de conserver assez de liberté d’action pour pouvoir , à force de lucidité , de courage, de patience et de volonté, transformer peu à peu ce milieu et le rendre meilleur.

Toutefois force est de reconnaitre que le contenu des enseignements s’est au fil du temps détaché de la réalité quotidienne des apprenants. L’enseignement à tendance généraliste et mécanique est mis en avant au détriment des savoir et savoirs – faire nationaux. On n’a pas appris aux enfants à apprendre, on leur inculque plutôt le parcoeurisme (apprentissage par cœur) qui contribue le plus souvent au dés-apprentissage de l’enfant une fois le programme fini. Il n’est pas étonnant de voir de plus en plus de jeunes écoliers s’intéresser d’avantage aux clips vidéo, aux nouvelles danses et chansons de leur vedettes préférées qu’ils parcoeurisent au détriment de leurs leçons!

On s’entend souvent critiquer un enfant pour ses faibles résultats scolaires, son échec à l’examen, sa médiocrité, ou pour son manque d’intelligence. Mais il faudra peut-être commencer à se poser des questions sur la pertinence et l’adaptabilité des programmes enseignés à ces enfants. Est- ce réellement un échec de l’élève ou est-ce plutôt un échec du système éducatif en déphasage avec les réalités du milieu des apprenants ? Est-ce que ce système est apte à réveiller et à révéler la curiosité intellectuelle et artistique qui sommeille en chaque enfant ?

Il faut que les programmes enseignés donnent le goût de la curiosité intellectuelle à l’enfant. Il est temps de repenser le contenu de l’enseignement sénégalais, de sélectionner l’utile et de se défaire de l’accessoire, de favoriser la spécialisation, d’apprendre à l’enfant le savoir immédiat, donc immédiatement utilisable dans leur milieu et d’intégrer l’éducation citoyenne afin de développer l’esprit d’équipe et de solidarité chez lui.

Participation Citoyenne et Développement Local

La citoyenneté est intimement liée à la promotion de l’inclusion sociale, de la cohésion et des questions d’identité et de valeurs. Son principe essentiel pose que tous les citoyens sont égaux devant la loi et interviennent donc, de manière égale, à la prise de décision. Elle permet de voter et d’être élu. Les citoyens partagent ainsi la même nationalité qu’ils ont acquise par naissance, naturalisation ou mariage.

La citoyenneté se manifeste généralement par le rattachement à une identité culturelle, une histoire ou une idéologie commune. Ce sentiment d’appartenance est plus manifeste lors de voyages à l’étranger. Les sénégalais de la diaspora savent bien de quoi il est question ici. Ils se regroupent principalement sur une base identitaire : famille, village, zone historique

L’essor que connait le mouvement associatif des sénégalais de l’extérieur produit de nouvelles formes de solidarités et offre aux sénégalais de la diaspora un cadre leur permettant de prendre des initiatives socioéconomiques, culturelles et politiques. Ces associations ont généralement pour mission d’entretenir la solidarité entre les immigrés sénégalais et d’aider financièrement et économiquement les villages dont ils étaient issus. Les actions de collaboration entre associations de migrants en occident et associations villageoises au Sénégal ont contribué à créer une relative autonomie institutionnelle et financière vis-à-vis de la migration et à renforcer un tissu d’acteurs locaux relativement dense.

Je salue au passage la communauté sénégalaise surnommée #kebetu sur Twitter

La citoyenneté implique donc d’avoir le sentiment qu’on a un intérêt réel à s’impliquer dans la communauté dans laquelle on vit, que ce soit par choix ou par la force des choses. Ceci ne peut se faire que si les citoyens ont accès aux informations de base et les moyens leur permettant d’agir en connaissance et en confiance. La promotion de la citoyenneté implique donc la transparence dans la circulation de l’information décisionnelle et celle des résultats. La citoyenneté permet d’impulser un développement participatif et durable si elle encourage une attitude active, volontaire et engagée de la part de citoyens possédant les compétences et la confiance nécessaires pour contribuer autant que faire se peut au maintien de la prospérité et à l’amélioration de la qualité de la vie de manière plus générale.

La promotion de la citoyenneté et le développement participatif s’accompagnent de 3 valeurs que sont la culture de la civilité, du civisme et de la solidarité.

L’homme ne peut revendiquer le respect de sa personne s’il n’admet les autres.

  1. La civilité est une attitude de respect, à la fois à l’égard des autres citoyens mais aussi à l’égard des bâtiments et lieux de l’espace public (ex : transports publics). C’est une reconnaissance mutuelle et tolérante des individus entre eux, au nom du respect de la dignité de la personne humaine, qui permet une plus grande harmonie dans la société.
  2. Le civisme est lié à un comportement actif du citoyen dans la vie quotidienne et publique. Il consiste, à titre individuel, à respecter et à faire respecter les lois et les règles en vigueur, mais aussi à avoir conscience de ses devoirs envers la société. C’est agir pour que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers.
  3. La solidarité ou Téranga en wolof est également une valeur importante pour le développement participatif. Elle est rattachée à la notion de citoyenneté dès lors que les sénégalaises et sénégalais, ne se voient plus comme de simples individus juxtaposés, mais qu’ils forment un ensemble d’hommes et de femmes attachés à un projet commun, vivre mieux et rendre le Sénégal prospère. La culture de la solidarité implique une attitude d’ouverture aux autres qui illustre le principe républicain de fraternité. Dans ces conditions, la culture de la solidarité, qui consiste à s’entre-aider mutuellement, à travailler ensemble favorise l’acquisition et le développement des aptitudes à la participation autonome.

la communauté d’une culture faite de civilité, de civisme et de solidarité et la prise en compte des différences sont le ciment d’une unité nationale et d’un développement citoyen et participatif.

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Fa Ndiaye appelée communément Fa Baol est une passionnée de Graphic Design et des réseaux sociaux. Avec plus de 7 ans d’expérience en Communication des Entreprises et des Organisations, elle a fondé en début 2014 Trademark Art Designs, une entreprise Sénégalaise qui œuvre à connecter les Jeunes entreprises avec les investisseurs en vue de leur donner l’opportunité de renforcer leur système de communication, leur visibilité, leur savoir-faire et leur dynamisme.

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Fa Fa Ndiaye appelée communément Fa Baol est une passionnée de Graphic Design et des réseaux sociaux. Avec plus de 7 ans d'expérience en Communication des Entreprises et des Organisations, elle a fondé en début 2014 Trademark Art Designs, une entreprise Sénégalaise qui œuvre à connecter les Jeunes entreprises avec les investisseurs en vue de leur donner l'opportunité de renforcer leur système de communication, leur visibilité, leur savoir-faire et leur dynamisme.